Dans notre Maison diocésaine, ancien carmel, puis grand séminaire, la chapelle, l’oratoire et l’ermitage du Saint- Sépulcre occupent une place centrale dans l’histoire et la vie de la maison.
La chapelle, ouverte sur le cloître, en constitue le cœur. Située sur un lieu de passage quotidien, elle accompagne la vie de la maison et favorise le recueillement au fil des déplacements et des rencontres.
L’oratoire, au deuxième étage, a été construit en 2016 pour les séminaristes ; il est aujourd’hui confié à la communauté Marie Mère de l’Église. Plus discret, il offre un espace adapté à une prière personnelle et silencieuse.
Enfin, l’ermitage du Saint-Sépulcre, restauré en 2026 et situé dans le parc, a trouvé sa nouvelle vocation, en devenant lieu mémoriel pour les victimes d’abus sexuels dans l’Église.
L’ensemble de ces lieux rappelle la vocation spirituelle de la maison : lieu de prière pour les personnes qui y travaillent ou y séjournent, mais aussi espace de célébration pour les événements diocésains qui s’y déroulent.
La messe et les offices sont célébrés chaque jour dans la chapelle, animés par la communauté religieuse Marie Mère de l’Église.
La chapelle de la Vierge Marie
La chapelle de l’ancien Carmel fut bénie le 12 juin 1867.
A cette époque, l’entrée néo-gothique se faisait rue saint Genès.
Depuis les travaux entrepris par Mgr Feltin, de nouvelles portes de bois flanquées de bénitiers style art déco dont le narthex est encadré par deux piles rondes de granit poli, donnent désormais sur le cloître.
Une fois franchi le porche d’entrée, la surprise est grande à la vision d’un décor contemporain qui tranche avec le classicisme extérieur.
La nef à trois travées structurées par des arcs diaphragmes paraboliques offre un large espace intérieur seulement interrompu par quelques piliers soutenant d’étroits collatéraux formant tribune pleine. La voûte ovoïde est la marque de l’inspiration par Dom Bellot d’un renouveau architectural prolongé par la présence d’un chœur à pans coupés.

La décoration intérieure
Toute en mosaïque et carreaux dans les tons ocre, elle associe une frise non figurative, serpentant le long des murs en tesselles polychromes mariant l’or et l’argent, un chemin de croix inclus dans le garde-corps de la tribune.
Le sol lui-même est carrelé agrémenté de motifs géométriques irréguliers. Une représentation magistrale du Christ en croix avec sa mère Marie et le disciple bien-aimé Jean attire le regard dès l’entrée dans la chapelle.
Cette dernière est nimbée d’une lumière diffusée à travers les vitraux dans les tons de rouge et de bleu.
La décoration a été réalisée par le maitre verrier et décorateur parisien Jean Gaudin et son collaborateur Louis Mazetier.


L’orgue
Construit en 1892 par le facteur Joseph Merklin, son buffet de chêne style néogothique, est constitué de deux corps. Malheureusement des éléments décoratifs très riches en partie haute ont disparu sans doute pour laisser place au vitrail de tribune de la chapelle. Ses tuyaux sont en étain écussonnés. Il fut assemblé en 1911 par Louis Debierre et restauré partiellement en 1969, en 1972, en 1999. En 2017, sa console a été réinstallée dans la tribune. C’est un spécimen rare par sa particularité d’être à transmissions électro pneumatiques. Il comporte 2 claviers de 56 notes et ‑pneumatiques et un pédalier de 30 notes.

Lors des derniers travaux qui ont eu lieu entre 2013 et 2016, un oratoire à l’usage des séminaristes a été réalisé.
Aujourd’hui cet oratoire situé au deuxième étage est habité par la communauté Marie Mère de l’Église, mais il reste accessible à tout autre personne ou service diocésain qui en fait la demande.
Pour cela, s’adresser à l’accueil de la Maison.

Au milieu du jardin, l’ermitage du Saint Sépulcre fut construit du temps des Carmélites par un bienfaiteur, avec une sculpture représentant le Christ au tombeau.
En mars 2026, cet ermitage entièrement restauré a été consacré à la mémoire des victimes d’abus sexuels dans l’Église.
Ce lieu de prière est ouvert à ceux qui souhaitent s’y recueillir.
Pour cela, s’adresser à l’accueil de la Maison.

Les trois lieux de prière en photos